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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 19:40

 

Conseil d'administration de Pantin Habitat du 13 octobre 2011

 

Monsieur le Président,

Madame la Directrice,

Mesdames et Messieurs les administrateurs,

 

Le Conseil d'administration de Pantin Habitat nous propose de voter une augmentation des loyers en masse de 1,92 % pour l'année 2012.

Pour mémoire, l'année passée, l'Office a augmenté les loyers de 1,48 %, ie au-delà des 1% préconisés par le Préfet.

La note d'accompagnement est claire : il s'agit de se conformer au protocole CGLLS.

Pour notre part, représentants CNL des locataires, nous voterons contre cette augmentation. Même si celle-ci est moins élevée que l'indice des prix à la consommation, cet indice ne reflète en rien la situation des ménages dont le pouvoir d'achat est en régression constante. L'indice des prix à la consommation sert dans le calcul de l'augmentation des loyers, mais ce n'est pas un indice du coût de la vie.

Au cours des derniers mois, l'électricité, le gaz, l'essence, les transports, les produits alimentaires de base, etc. tout a augmenté. Les ménages populaires, qui mobilisent leurs ressources sur les dépenses essentielles, subissent une augmentation du coût de la vie bien supérieure à 2,2 %.

Les salaires et les pensions, notamment les pensions de retraite, stagnent. Pour mémoire, il n'y a pas eu de revalorisation du SMIC au 1er août cette année, ce qui aurait permis d'augmenter le pouvoir d'achat, et la revalorisation des pensions de retraites de 2 % ne compense pas la trop faible revalorisation de 2010.

Dans le rapport annuel de gestion de Pantin Habitat présenté en juin 2011, Madame CHARRA soulignait que les impayés s'élevaient à 1,9 %, soit 1 % au dessus des chiffres moyens des autres offices. Le protocole CGLLS impose de réduire ce taux. Madame CHARRA reconnaissait que dans le contexte économique actuel, il était très peu vraisemblable d'y parvenir. Effectivement, les impayés sont un baromètre de la situation sociale générale. Il existe des mauvais payeurs, mais dans leur grande majorité, les locataires font tout pour payer leur loyer. Quand ils ne le font plus, c'est qu'ils se trouvent dans des situations désespérées. En faisant peser une augmentation de 1,92 % des loyers cette année, augmentation qui peut paraître indolore pour les catégories socio-professionnelles moyennes, on pèse durement sur les catégories sociales en difficulté, les travailleurs pauvres, les retraités, les personnes qui vivent avec les minima sociaux, celles qui ont de petits salaires.

Quant à l'argument selon lequel l'augmentation des loyers permettrait d'accroître la maintenance et donc la satisfaction des locataires, je souhaite faire deux observations.

Premièrement, l'année dernière, le prévisionnel de l'entretien courant était de 1,114 M d'euros et seuls 0,571 M d'euros ont été utilisés. C'est aussi vrai pour le gros entretien où il était prévu une ligne budgétaire de 2,448 M €, et où seulement 1,389 M € ont été employés. Il n'y a donc pas de nécessité absolue à augmenter les loyers si ces lignes de crédit ne sont pas totalement utilisées en cours d'exercice.

Deuxième observation : nous, association de locataires, sommes de plus en plus souvent interpellées sur l'entretien courant qui se dégrade partout. Je ne reviendrai pas sur le débat du CA du 30 juin, mais certains choix de gestion commencent à avoir des effets négatifs sur l'entretien courant et même sur le gros entretien. Au quotidien, dans beaucoup de résidences, les locataires se plaignent d'une dégradation générale. Je doute qu'ils adhèrent à l'argument selon lequel il faudrait en plus augmenter leurs loyers.

En conclusion, nos trois administrateurs CNL voteront contre cette augmentation des loyers pour 2012.

 

Caroline ANDREANI

Clémence RIMLINGER

Monique LEVY 

AdministratriceS CNL

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:21

Nous publions ici un communiqué de la CGT, qui siège dans les organismes du 1% logement. La CGT dénonce la main mise de l'Etat sur cet argent qui devrait être destiné à financer le logement social et que l'Etat détourne pour financer la rénovation urbaine.

 

Les décrets relatifs aux emplois et enveloppes de la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction ont été soumis au vote du Conseil National de l’Habitat du 12 décembre.

La CGT a décidé de voter contre et demande au gouvernement de tenir compte de la démocratie sociale, en suivant l’avis négatif émis.

L’État en rackettant 3, 25 milliards d’euros sur les ressources du 1% logement pour la période 2012-2014, afin de financer les agences nationales pour la rénovation urbaine et de l’habitat (ANRU et ANAH), dont les politiques sont pourtant de sa responsabilité, montre son mépris vis-à-vis des organisations syndicales et patronales qui collectent et gèrent ces fonds.

Ces prélèvements condamnent l’existence de l’Association Foncière Logement en tant qu’outil de mixité sociale au sein des quartiers faisant l’objet de programmes de rénovation urbaine. Sa modélisation en SA HLM se traduira par une vente massive d’un patrimoine à valeur de 5 milliards € qui n’irait plus au financement des régimes de retraites AGIRC ARCC0, comme il l’était prévu à sa création.

Enfermé dans une vision dogmatique et libérale, le gouvernement décrète également la disparition des aides à la mobilité professionnelle sous forme de subvention. Avec la suppression des aides directes, mobili-pass et mobili-jeunes, c’est 40000 bénéficiaires par an dont 40% de jeunes de moins de 30 ans en situation d’embauche qui ne bénéficieront plus de cet accompagnement à la mobilité. Ils viendraient ainsi s’ajouter aux 500 000 personnes en recherche d’emploi qui, ces cinq dernières années, ont du renoncé à un poste en raison de l’accroissement de leurs dépenses logements qui en auraient résulté.

C’est encore, alors que son montant est déjà limité, l’arrêt de l’aide au financement des travaux pour l’adaptation du logement des personnes handicapés …

Cette nouvelle ponction, va limiter de façon drastique les possibilités de logement offertes aux salariés des entreprises privées, dans un contexte de hausse vertigineuse du prix des loyers et de l’immobilier, de manque criant de logements, particulièrement dans les grandes agglomérations. C’est un mauvais coup de plus porté aux salariés qui ont déjà à subir une politique d’austérité, injuste et inefficace, qui s’ajoute à la hausse du taux réduit de TVA de 5,5% à 7% ; au plafonnement à 1% de l’aide personnalisée au logement ou encore à l’augmentation des dépenses de chauffage, résultat de la politique de libéralisation de l’électricité et du gaz.

En détournant les ressources d’Action Logement et en limitant fortement le nombre de salariés qui en bénéficient, en se désengageant de la politique du logement et particulièrement du logement social, en privilégiant par la défiscalisation l’investissement locatif privé et la spéculation , l’État montre malheureusement qu’il n’est plus aujourd’hui le garant du droit au logement pour tous.

Pour répondre aux attentes légitimes des salariés en matière de logement et sortir de la crise, la CGT exige :

• l’abrogation de la loi Boutin et le retour à une véritable gestion paritaire d’Action Logement par les acteurs sociaux pour mettre un terme à au désengagement de l’aide aux salariés ;

• de doter le « 1% logement » de moyens accrus en élargissement la collecte à toutes les entreprises non assujetties, par la mise en place d’un dispositif spécifique pour la Fonction Publique et en rétablissant en ressources le taux réel de 1% de la masse salariale afin de démultiplier l’effort commun de construction ;

• le retour à la contractualisation des actions au lieu de la tutelle de l’État pour contribuer de façon responsable et solidaire aux politiques de rénovation urbaine et de résorption de l’habitat vétuste et insalubre.

La CGT interviendra, en recherchant l’unité la plus large possible, pour que la question du logement, préoccupation majeure des français et des salariés, soit un enjeu pris en compte dans la campagne électorale qui s’est ouverte.

Montreuil, le 12 décembre 2011

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 10:31

Le 9 décembre 2012

 

Hier, il a été révélé que les prix du gaz pourraient encore augmenter d’environ 4 à 5% le 1er janvier prochain. Cette hausse interviendrait après le gel des tarifs du gaz décrété en octobre. Pour la CNL, c’est un véritable scandale car encore plus de ménages modestes vont basculer dans la précarité énergétique. La CNL exige que l’Etat redevienne garant de ce droit essentiel qu’est l’accès de tous à l’Energie.

 

Après avoir fait un geste en faveur des consommateurs en octobre dernier en imposant un gel des tarifs du gaz, le gouvernement s’apprête donc à faire marche arrière sur décision du Conseil d’Etat. Ce dernier, fin novembre, a, en effet, suspendu ce gel car la loi autorise GDF Suez à répercuter ses coûts d’approvisionnement sur les factures de ses abonnées. Comme d’habitude, l’entreprise a demandé une hausse de 10% des tarifs pour les particuliers pour obtenir ce qu’elle souhaitait vraiment, 4 à 5%.

 

Cette nouvelle hausse des prix du gaz est intolérable car non seulement elle va peser encore un peu plus sur le pouvoir d’achat des familles, sur leur capacité à pouvoir se chauffer cet hiver et va alimenter le flot de ceux qui, faute de ne plus pouvoir payer, se retrouvent privés d’énergie, avec des drames humains à la clé.

 

Pour la CNL, cette augmentation montre également à quel point le bilan de la privatisation du secteur de l’énergie et l’ouverture à la concurrence est catastrophique car elles n’ont fait que renforcer les inégalités d’accès à l’énergie, un bien de première nécessité. C’est à nouveau une promesse non tenue de l’Etat qui renonce ainsi à ses prérogatives sur les tarifs du gaz et qui permet aux actionnaires de GDF Suez de s’enrichir toujours plus, au détriment des intérêts des citoyens et des consommateurs.

 

Face à l’explosion de la précarité énergétique, la seule solution pour la CNL est de revenir à un service public de l’énergie avec un Etat garant de la stabilité tarifaire.

 

La CNL demande :

Un véritable service public de l’Energie.

Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.

La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.

La construction annuelle de 180 000 logements locatifs véritablement sociaux.

L’arrêt de toutes les saisies, expulsions, coupures d’eau, de gaz et d’électricité.

La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.

La mise en oeuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 15:23

 Aujourd’hui, le Conseil National de l’Habitat a refusé le coup de rabot des allocations logement, voté deux jours auparavant par l’Assemblée nationale. La CNL s’en félicite car elle estime que cette mesure scandaleuse va pénaliser durement les ménages. Elle exige donc, en contrepartie, le gel des loyers pour préserver leur pouvoir d’achat.

Dans le cadre du second plan de rigueur, le gouvernement et sa majorité ont décidé de s’en prendre une fois de plus aux ménages modestes en plafonnant la revalorisation des allocations logement à 1%, alors que, tenant compte de l’inflation, elle aurait normalement dû être de 1.7%. Cela va rapporter, au final, 160 millions d’euros à l’Etat.

Pour que cette mesure soit applicable, le décret existant régissant l’indexation de ces allocations doit être changé. Or, ce matin, cette modification a été soumise, pour avis, au Conseil National de l’Habitat qui l’a rejetée à la majorité. Si la CNL ne peut que se réjouir de ce désaveu, elle reste cependant lucide car elle sait pertinemment que, même si l’Etat consulte les associations via le CNH, il n’est pas tenu de respecter les avis rendus.

Pour la CNL, ce coup de froid sur les allocations logement est totalement scandaleux car, en parallèle, les loyers vont continuer à grimper et les familles auront toujours plus de difficultés à s’acquitter de leur quittance. Cela ne fait pas de doute que cette mesure va conduire à une forte augmentation des impayés avec, au final, toujours plus de familles expulsées de leur logement.
Afin d’éviter de nouveaux drames humains, la CNL demande que soit décrété immédiatement le gel des loyers, seule mesure de justice sociale permettant de préserver le pouvoir d’achat des familles.

La CNL demande :

  • Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.

  • La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.

  • Un véritable service public de l’Energie.

  • L’arrêt de toutes les saisies, coupures d’eau, de gaz et d’électricité, expulsions.

  • La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.

  • La mise en œuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat.

 24 novembre 2011

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 17:26

Hier, N. Sarkozy, par la voix du Premier ministre, a dévoilé son nouveau plan d’austérité, se pliant ainsi aux exigences des agences de notation afin de conserver le fameux triple A. Une fois encore, ce sont majoritairement les ménages qui subiront les conséquences la politique désastreuse du gouvernement menée depuis 2007. La CNL s’insurge contre les mesures proposées car économiquement et socialement inefficaces.

 

Après un premier tour de vis en août, le gouvernement s’attaque à nouveau au pouvoir d’achat des ménages. Les conséquences, notamment dans le domaine du logement, vont être dramatiques.

 

Le relèvement du taux de TVA à 7% va automatiquement faire bondir les coûts des travaux de rénovation et d’entretien. Cette mesure devrait coûter 225 millions d’euros par an au secteur du logement social, déjà affaibli par les différentes ponctions de l’Etat et alourdir la charge logement pour les locataires. Concernant le volet de l’accession à la propriété, la CNL considère favorablement la remise en place, enfin, d’un plafond de ressources pour le PTZ+. Cependant, la CNL estime que la suppression du Scellier devrait intervenir dès maintenant et non 2013, comme le prévoit le plan.

 

De plus, la remise en cause de l’indexation des prestations sociales, dont les aides au logement, est proprement scandaleuse. Revaloriser seulement de 1% ces aides au logement, alors que, dans le parc social, le plafond d’augmentation des loyers sera de 1.9% l’an prochain, va provoquer de véritables catastrophes pour les ménages les plus modestes.

 

Au nom d’une « guerre » menée contre le déficit et la dette, le gouvernement voudrait nous faire croire que nous devons tous faire des sacrifices. Or, les ménages ne sont en rien responsables de cette situation car ce sont le gouvernement et sa majorité, en multipliant les cadeaux fiscaux aux plus riches, qui ont accumulé 75 milliards d’euros de déficit.

 

Une fois de plus, les familles sont donc les victimes d’une politique de régression sociale tournée vers la préservation des intérêts des plus fortunés. La CNL appelle donc ses militants, les usagers du logement et l’ensemble des citoyens à mettre tout en oeuvre pour que ce plan de rigueur ne soit pas adopté par le Parlement car d’autres choix sont possibles. Il faut favoriser le pouvoir d’achat des familles, imposer fortement ceux qui tirent profit de la crise et qui bénéficient d’exonérations en tout genre. Le bouclier fiscal, qui court jusqu’en 2013, doit être immédiatement supprimé afin d’instaurer une véritable politique de justice sociale.

 

La CNL demande :

Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.

La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.

Un véritable service public de l’Energie.

L’arrêt de toutes les saisies, coupures d’eau, de gaz et d’électricité, expulsions.

La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.

La mise en œuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat.

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 10:34

Mr Laurent Wauquiez, ministre de l’enseignement supérieur et leader du collectif de la droite sociale persiste et signe dans ses déclarations pour éradiquer l’assistanat dans notre pays. Il touche désormais à l’accès au logement social en désirant donner une priorité aux travailleurs.

 

La Confédération Nationale du Logement voit ici une remise en cause grave de la mixité sociale dans le parc HLM mais également une absence de légitimité pour tout citoyen français de pouvoir accéder à un logement social tenant compte de ses revenus, qu’il soit travailleur, chômeur, retraité.

 

Pour rappel, la loi Boutin dite « Molle » du 25 mars 2009 a déjà exclu une partie de candidats locataires au logement social en baissant les plafonds d’accès de 10,3%. Alors que la France compte 3,6 millions de mal logés, il est plus important de donner la priorité à la construction de logements et particulièrement sociaux afin de répondre à la demande et ainsi permettre à ces millions de familles de pouvoir être logées dignement plutôt que stigmatiser une partie de la population.

 

Dans le même sens, le gouvernement envisage de réformer la TVA en créant un nouveau taux compris entre 5,5 et 19,6% sur les produits alimentaires transformés. Cette disposition vise à créer un impôt supplémentaire qui touchera l’ensemble des consommateurs.

 

La CNL s’insurge contre cette mesure qui aurait pour conséquence de faire payer toujours plus les consommateurs et ajouter des coups supplémentaires au pouvoir d’achat des familles car le taux d’effort ne sera pas le même selon leurs ressources.

 

La CNL demande :

■ Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.

■ La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.

■ Un véritable service public de l’Energie.

■ L’arrêt de toutes les saisies, coupures d’eau, de gaz et d’électricité, expulsions.

■ La construction annuelle de 180 000 logements locatifs véritablement sociaux.

■ La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.

■ La mise en oeuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat.

 

Montreuil, le 27 octobre 2011

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 10:59

FLINGAGE SANS (CON)SOMMATION 

le Canard Enchainé 20 octobre 2011

 

A la niche, les associations de consommateurs ! Dix-huit, au total, ont un agrément de l’Etat et touchent des subventions. Mais Bercy a dans l’idée de faire le grand ménage. Le nettoyage a commencé avec la Confédération nationale du logement (CNL), une association de défense des locataires très largement implantée dans le parc HLM, mais un peu marquée à gauche…

Le 30 septembre 2010, premier coup de balai : le secrétaire à la Consommation, Hervé Novelli, écrit à la CNL pour refuser son agrément, qu’elle décrochait sans problème depuis trente ans. Motif : l’association ne « justifi[e] pas d’au moins 10 000 membres cotisants » . or elle en compte 70 000 !

L’argument est en carton, mais la CNL doit apporter la preuve de ses cotisations. Ce qu’elle fait aussitôt. Résultat : silence radio. En avril, l’association reprend tout de zéro et dépose une nouvelle demande d’agrément. Mais la pauvre joue de malchance. Un jour, il manque une pièce . Le lendemain, son recours s’est « perdu » et il faut tout renvoyer. Puis c’est l’arrivée de Frédéric Lefebvre, successeur de Novelli, qui retarde le dossier.

Le 17 octobre, coup de théâtre. Interrogée par « Le Canard », la Direction générale de la consommation sort un nouvel argument de son chapeau : « La CNL a des partenariats avec des entreprises privées. Cela remet en cause son indépendance, donc son agrément. » Fichtre ! Voilà qui pèse plus que le faux argument des adhérents…

La poste ou la Macif font en effet de la pub dans un journal édité par la CNL : « Mais c’est le cas depuis trente ans, et c’est pareil pour d’autres associations, bondit son président, Serge Incert-Formentini. Pourquoi nous sortir ça après un an de pourrissement ? La vérité, c’est que le gouvernement nous considère comme des adversaires politiques. » Ces effrontés réclament le gel des loyers ou l’arrêt des expulsions, mais il y a pire. La CNL a un peu « chahuté » le ministre

Apparu l’an dernier, quand il a ponctionné les caisses d’organismes HLM : « Ca ne lui a pas du tout plu. »

Avis aux acteurs de la conso : prière de ne plus moufter pour éviter le retour de bâton ? En perdant son agrément, la CNL perd aussi 270 000 euros de subventions.

« Il est difficile de ne pas y voir une décision politique, s’inquiète le président d’autre association. C’est comme la menace qui plane sur 60 millions de consommateurs. » Edité par un établissement public, et mal vu de l’Elysée depuis ses enquêtes sur la flambée des prix, le magazine de la conso pourrait bientôt être privatisé. Pas grave, il restera Frédéric Lefebvre pour défendre Zadig, Voltaire, les locataires et la ménagère…

article d’Isabelle Barré

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 11:53

 

Le gouvernement montre très clairement ses orientations anti-sociales, alors que la crise du logement n’a jamais été aussi forte dans notre pays, le gouvernement montre sa volonté de casser toute forme de solidarité envers les plus modestes.

La CNL désapprouve la baisse des crédits de l’ordre de 25 % du Samu social ou encore des restrictions budgétaires faites à la FNARS (Fédération Nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale). La suppression de ces moyens va contribuer à réduire le nombre d’hébergement d’urgence.

La CNL condamne cette politique menée auprès d’un public déjà fragilisé par le gouvernement au nom de l’austérité et de la réduction de la dette publique.

La CNL assure sa solidarité au Samu social et à la FNARS, victimes des choix politiques du gouvernement et entend, dès la rentrée, prendre l’initiative de rassembler largement le mouvement social victime de cette politique.

La CNL entend, dans la prochaine période, par son action, peser sur les choix gouvernementaux pour que soit mis en place une véritable politique sociale du logement.

 

La CNL demande :

■ Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.

■ La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.

■ La construction annuelle de 180 000 logements locatifs véritablement sociaux.

■ L’arrêt de toutes les saisies, expulsions, coupures d’eau, de gaz et d’électricité.

■ La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.

■ La mise en oeuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat.

■ Un véritable service public de l’Energie.

 

Montreuil, le 28 juillet 2011

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 18:03
Pour la période 2012-2014, le gouvernement envisage de prélever 3, 4 milliards d’euros sur le budget d’Action Logement (1% logement). La CNL dénonce cette ponction qui met, à terme, gravement en péril l’existence même de cet acteur indispensable du financement du logement social.

 

 

 Après la ponction de 850 millions d’euros entre 2009 et 2011, le gouvernement passe à la vitesse supérieure avec le 1% logement en imposant qu’il finance, par un nouveau prélèvement de 3,4 milliards d’euros en trois ans, la totalité des dépenses engagées par l’ANRU et l’ANAH.

La Confédération nationale du logement tient à rappeler que le 1% logement a été créé à l’origine pour financer le logement des salariés et non pour renflouer les caisses de l'Etat.

Cette institution, gérée par le patronat et les syndicats, est également un acteur indispensable du financement du logement social grâce aux prêts à taux privilégiés qu’elle accorde.

Cette nouvelle ponction est d’autant plus inacceptable qu’elle conduira certainement à la disparition du 1% car les sommes allouées à l’ANRU et l’ANAH ne génèrent aucune contrepartie financière.

Le gouvernement actuel n’en est pas à son premier coup, c’est un « récidiviste » du hold-up. Si l’on ajoute la ponction subie (720 millions sur trois ans) par les organismes HLM, donc les locataires, c’est près de 5 milliards d’euros détournés, en quelques années, par l’Etat tandis que le budget dédié au logement social ne cessera de diminuer pour passer de 450 millions d’euros en 2012 à 400 millions d’euros en 2013.

Ce nouveau « braquage » de fonds destinés aux salariés, aux ménages modestes est totalement scandaleux. L’Etat prouve une fois de plus qu’il se désengage totalement du logement, notamment social, alors qu’il s’agit d’un bien essentiel constituant une grande préoccupation pour les ménages.

La CNL demande que ce projet de ponction sur le 1% logement ne soit pas mis en oeuvre et appelle ses organisations, ses militants et les usagers du logement à tout entreprendre pour qu’il retrouve sa vocation initiale.

 

La CNL demande :  

 

■  Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.  

■  La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.

■  La construction annuelle de 180 000 logements locatifs véritablement sociaux.

■  L’arrêt de toutes les saisies, expulsions, coupures d’eau, de gaz et d’électricité.

■  La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.

■  La mise en oeuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat. 

 

 

 

Montreuil, le 11 juillet 2011

  

Stéphanie SOTISON - Tél. 01 48 57 95 78 – stephanie.sotison@lacnl.com

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:02

Le gouvernement a confirmé hier que les prix de l’électricité augmenteront cet été. D’après les informations publiées dans la presse, EDF projetterait de demander une hausse de 30% des tarifs entre 2011 et 2015. Même si ce projet scandaleux a été démenti par l’entreprise et le gouvernement, il révèle bien l’intention de pressurer encore plus les consommateurs. La CNL exige que l’Etat s’oppose à toute hausse et redevienne garant de ce droit essentiel qu’est l’accès de tous à l’Energie.

 

Cette nouvelle flambée des prix de l’électricité va faire basculer toujours plus de ménages dans la précarité énergétique. Ce ne sont pas les tarifs sociaux de l’énergie qui les aideront car les critères d’obtention sont bien trop restreints pour que tous les ménages concernés puissent en bénéficier.

 

Après des hausses successives, de mauvais coups vont encore frapper les consommateurs dans les mois et les années à venir avec la loi portant sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité (NOME). Censée être bénéfique aux consommateurs, elle est, en fait, en train d’organiser la hausse des prix. Par ailleurs, dans le cadre du plan Grenelle, les consommateurs vivant dans le logement social sont obligés de participer au financement des travaux d’économie d’énergie. Mais, avec explosion des tarifs de l’énergie, ils ne bénéficieront jamais de réelles baisses de leurs factures.

 

Pour la Confédération Nationale du Logement, le bilan de la privatisation du secteur de l’énergie et l’ouverture à la concurrence est catastrophique car elles n’ont fait que renforcer les inégalités d’accès à l’énergie, un bien de première nécessité.

 

Il est tout autant scandaleux que l’Etat permette aux actionnaires d’EDF de s’enrichir toujours plus, au détriment des intérêts des consommateurs.

 

Face à l’explosion des tarifs engendrant toujours plus de précarité énergétique, la seule solution pour la CNL est de revenir à un service public de l’énergie avec un Etat garant de la stabilité tarifaire.

 

La CNL demande :

  • Un véritable service public de l’Energie.
  • Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.
  • La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.
  • La construction annuelle de 180 000 logements locatifs véritablement sociaux.
  • L’arrêt de toutes les saisies, expulsions, coupures d’eau, de gaz et d’électricité.
  • La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.
  • La mise en oeuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat.
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