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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 14:38

COMMUNIQUE DE PRESSE DES MAIRES DE BAGNOLET, BLANC-MESNIL, BOBIGNY, BONDY, LA COURNEUVE, MONTREUIL, SAINT-DENIS, SAINT-OUEN, SEVRAN, STAINS,TREMBLAY-EN-FRANCE, VILLEPINTE, VILLETANEUSE

 

LE 15 MARS 2012, 13 MAIRES UNIS CONTRE LE LOGEMENT PRECAIRE

 

Chaque année, le 15 mars marque la fin de la trêve hivernale et la reprise des expulsions locatives sans relogement. Des milliers de familles sont alors exposées au risque de se retrouver à la rue, sans solution pérenne de relogement.

 

2012 est le 100ème anniversaire du logement social ; pourtant, en France, 10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement ; 3.8 millions d’entre elles sont en situation de précarité énergétique. Cette situation est indigne dans le «pays des Droits de l’Homme».

 

Elus de proximité, les Maires sont mobilisés en première ligne dans la lutte contre le logement précaire. Ils ne peuvent toutefois répondre seuls aux effets d’une crise d’ampleur nationale. Confrontés au manque de moyens financiers attribués à la prévention, comme à la construction, à l’absence de solutions d’accompagnement des familles vers une véritable insertion, ils font face à une augmentation constante du nombre d’expulsions locatives sans relogement, exécutées avec le concours de la Force publique.

 

En Seine-Saint-Denis, 13 Maires s’unissent pour livrer une bataille politique et juridique, et faire avancer le droit au logement. Ils porteront ensemble des arrêtés interdisant les expulsions locatives sans relogement et/ou les coupures d’énergie sur leurs territoires communaux. A cette occasion, Monsieur Didier PAILLARD, maire de Saint-Denis, Monsieur Michel BEAUMALE, maire de Stains, Monsieur Marc EVERBECQ, maire de Bagnolet, Monsieur Didier MIGNOT, maire du Blanc Mesnil, Madame Catherine PEYGE, maire de Bobigny, Madame Sylvine THOMASSIN, maire de Bondy, Monsieur Gilles POUX, maire de La Courneuve, Madame Dominique VOYNET, maire de Montreuil, Monsieur Stéphane GATIGNON, maire de Sevran, Monsieur François ASSENSI, maire de Tremblay-en-France, Madame Jacqueline ROUILLON, maire de Saint-Ouen, Madame Nelly ROLAND-IRIBERRY, maire de Villepinte, Madame Carinne JUSTE, maire de Villetaneuse, vous invitent à une

 

CONFERENCE DE PRESSE

Jeudi 15 mars à 14h00

 

Exposition « 100 ans de logement social », salle de la légion d’honneur

6 rue de la légion d’honneur

93200 Saint-Denis

 

Lors de cette conférence de presse, les maires signeront ensemble les nouveaux arrêtés municipaux contre les expulsions locatives sans relogement et les coupures d’énergie puis se rendront en préfecture pour les remettre au Préfet. De nombreux citoyens et associations seront également présents pour soutenir la démarche des maires.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 15:35

Le 15 mars marque la fin de la trêve hivernale. Les expulsions sans relogement vont reprendre, jetant des milliers de familles à la rue. Face à cette pratique intolérable, la CNL organise une semaine d’initiative du 3 au 10 mars, avec pour temps fort : un grand rassemblement parisien, le 10 mars, à 14h30, Place de la Bastille.



Une précarité généralisée

Avec le développement du chômage, le pouvoir d’achat attaqué de toute part, la flambée des loyers, des charges et des prix de l’énergie, le logement devient une source d’inquiétude grandissante. Nombreuses sont les familles qui vivent dans l’angoisse permanente de perdre leur logement, leurs revenus ne permettant plus de faire face. Et cette peur devient de plus en plus réalité. Les contentieux locatifs en 2010 ont atteint leur plus haut niveau avec plus de 158 000 cas. Les décisions de justice ont suivi la même évolution avec plus de 114 000 décisions au total, dont 109 160 pour des loyers impayés. Les expressions du mal-logement se sont diversifiées et renouvelées donnant au phénomène une ampleur nouvelle et préoccupante.



Une politique répressive

Réduction par trois des délais d’expulsion, remise en cause du maintien dans les lieux, abaissement des plafonds de ressources : autant de mesures qui montrent clairement la volonté gouvernementale de rendre le statut de locataire de plus en plus précaire. Les reculs sont importants et désastreux, avec notamment la baisse des aides à la construction des logements sociaux et des allocations logement.



Une mobilisation indispensable

Face à cette situation intolérable, il faut agir dès maintenant pour que le logement devienne une priorité nationale, et que cessent les expulsions. C’est pourquoi la Confédération Nationale du Logement organise une semaine d’action du 3 au 10 mars. Le temps fort de cette mobilisation aura lieu le 10 mars prochain, lors d’une grande manifestation parisienne à 14h30, Place de la Bastille. Des rassemblements sur tout le territoire seront également organisés.



La CNL appelle ses militants, ses organisations, les usagers du logement et plus largement les citoyens à participer activement aux initiatives prévues. Il ne faut pas se résigner. Continuons le rassemblement le plus large possible pour contrer la politique actuelle du logement.



La CNL demande :

L’arrêt de toutes les saisies, expulsions, coupures d’eau, de gaz et d’électricité.

Le gel des loyers et la maîtrise des charges.

La réévaluation de 25 % des aides au logement.

La construction de 250 000 logements locatifs véritablement sociaux par an.

L’arrêt de toutes les saisies, expulsions, coupures d’eau, de gaz et d’électricité.

L’abrogation de la loi Boutin.

Un véritable service public de l’Energie.



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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:06

VENEZ NOMBREUX A LA MANIFESTATION POUR EXPRIMER VOTRE REFUS DES EXPULSIONS


Dès le 15 mars, fin de la trêve hivernale, des milliers de familles vont être expulsées de leur logement.

 

Les familles, victimes de la crise économique, avec des millions de sans emplois ou des revenus insuffisants (petites retraites, bas salaires, minima sociaux), sont accablées par le coût du loyer, des charges, et de l’énergie. De plus en plus de ménages, surtout les plus modestes, consacrent plus de la moitié de leur revenu à la charge logement. Les plans d’austérité du gouvernement à répétition ne font qu’aggraver cette situation.

 

L’expulsion, un moyen moyenâgeux

Jeter une famille à la rue est injuste, c’est encore plus injuste pour les enfants. Peu leur importe la peur des familles de voir jaillir au petit jour l’huissier, l’officier de police judiciaire et le serrurier pour les jeter dehors de leur logement. Peu leur importe le traumatisme apporté à la famille, aux enfants, peu leur importe les conséquences immédiates pour tout simplement survivre. Alors que dans le même temps, certains vivent dans l’abondance, se vautrent dans la luxure et se voient couvrir de cadeaux et d’exonérations fiscales par le gouvernement.

 

La machine à expulser mise en place par les gouvernements Sarkozy

La loi Boutin a réduit par trois les délais d’expulsion qui permettent de trouver des solutions pour les familles. La remise en cause du maintien dans les lieux, l’abaissement des plafonds de ressources avec l’objectif de pousser les gens hors du logement social et ainsi masquer l’échec de la politique du logement des gouvernements Sarkozy complètent ce dispositif.

 

Refusons l’injustice, exigeons une autre politique

La CNL entend s’opposer avec tous ceux qui le souhaitent à ces nouvelles vagues d’expulsions en organisant une semaine d’action du 3 au 10 mars 2012. Ensemble faisons entendre notre refus d’une société à deux

vitesses, notre volonté d’en finir avec ce système moyenâgeux qui est l’expulsion.

 

SAMEDI 10 MARS à 14 h30

Place de la Bastille

NON AUX EXPULSIONS !

 

NOUS EXIGEONS

- L’arrêt des expulsions et des saisies

- Le gel des loyers et la maîtrise des charges

- La réévaluation de 25 % des aides aux logements

- Respect et amélioration de la loi DALO et de la loi de réquisition

- Préservation du 1% logement et de la ressource du livret A

- L’abrogation de la loi Boutin

- La construction de 250 000 logements véritablement sociaux par an

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:04

Jeudi 2 février, le conseil d'administration de Pantin Habitat était convoqué afin de se prononcer sur le licenciement de Madame CHARRA, directrice de Pantin Habitat depuis quatre ans. Le président de l'office, Monsieur KERN, avait adressé aux administrateurs un courrier expliquant pourquoi il souhaitait se séparer de la directrice.

Ce courrier étant presque entièrement à charge, nos administratrices se sont abstenues. Tout en étant conscients de l'animosité du personnel de l'office à l'encontre de la directrice, nous considérons que le rôle des représentants des locataires n'est pas de licencier un directeur.

Nous avons prononcé l'intervention suivante :

Mesdames et Messieurs les membres du conseil,

Nous avons lu attentivement le courrier du président qui motive la décision de licenciement de Madame CHARRA. Nous ne pensons pas que Madame CHARRA soit, à elle seule, responsable de tous les dysfonctionnements de l'Office.

Madame CHARRA a mis en œuvre la politique décidée par le président. Sans anticiper sur la mise en place d'un nouveau directeur ou d'une nouvelle directrice, si les directives qui lui sont données et les moyens à sa disposition ne changent pas, les effets seront les mêmes.

Nous sommes convaincus qu'il faut apporter des changements profonds dans la gestion locative et dans l'entretien du patrimoine. Il faut également des changements dans les relations entre la direction de l'Office et les locataires. Mais les problèmes pointés dans le courrier existaient certainement avant Madame CHARRA, et nous ne pensons pas qu'ils se résoudront simplement avec son départ.

La CNL ne souhaite pas prendre partie dans une décision qui incombe à la direction de l'Office. En conséquence, les administratrices CNL s'abstiendront sur la question posée.

 

En plus de nos trois administratrices, la représentante de la CGL et deux "personnalités qualifiées" du conseil se sont abstenues, un troisième a voté contre le licenciement. Lors du décompte des voix, alors qu'il fallait la majorité des deux tiers pour valider le licenciement, cette question n'a pas obtenu les votes nécessaires. Le président B. KERN a alors annoncé qu’il démissionnait.

Le 7 février, un nouveau conseil était convoqué avec à l'ordre du jour la désignation d'un nouveau président. Monsieur KERN, qui se représentait, a expliqué les nouvelles orientations qu'il souhaitait donner à son mandat : rétablissement d'un dialogue social apaisé avec les salariés, amélioration de la gestion de proximité, mise en place d'instruments de communication réguliers en direction des locataires.

Notre soucis principal en tant que représentants des locataires est de défendre les intérêts des locataires. Lors de notre intervention au conseil d'administration, nous nous sommes félicités que la direction de Pantin Habitat prenne enfin la mesure des dysfonctionnements et qu'elle cherche à y remédier. Nous avons, sur cette base, voté pour Monsieur KERN, tout en réaffirmant que nous serons vigilants à ce que les engagements pris soient effectivement respectés.

Le 8 février 2012

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 14:51

Jeudi 2 février, le conseil d'administration de Pantin Habitat était convoqué afin de voter de licenciement de Madame CHARRA, directrice de Pantin Habitat depuis quatre ans. Le président du conseil avait adressé un courrier expliquant pourquoi il souhaitait se séparer de Madame CHARRA.


Ce courrier étant presque entièrement à charge, notre administratrice s'est abstenue au bureau de Pantin Habitat la semaine précédent le conseil, en expliquant que le rôle des représentants des locataires n'était pas de licencier un directeur. Tout en étant conscients de l'animosité à l'encontre de Madame CHARRA de la part du personnel de l'office, nous avons maintenu cette position le jour du conseil d'administration. Une de nos administratrices a prononcé l'intervention suivante :

Mesdames et Messieurs les membres du conseil,

Nous avons lu attentivement le courrier du président qui motive la décision de licenciement de Madame CHARRA. Nous ne pensons pas que Madame CHARRA soit, à elle seule, responsable de tous les dysfonctionnements de l'Office.

Madame CHARRA a mis en œuvre la politique décidée par le président. Sans anticiper sur la mise en place d'un nouveau directeur ou d'une nouvelle directrice, si les directives qui lui sont données et les moyens à sa disposition ne changent pas, les  effets seront les mêmes.

Nous sommes convaincus qu'il faut apporter des changements profonds dans la gestion locative et dans l'entretien du patrimoine. Il faut également des changements dans les relations entre la direction de l'Office et les locataires. Mais les problèmes pointés dans le courrier existaient certainement avant Madame CHARRA, et nous ne pensons pas qu'ils se résoudront simplement avec son départ.

La CNL ne souhaite pas prendre partie dans une décision qui incombe à la direction de l'Office. En conséquence, les administratrices CNL s'abstiendront sur la question posée.


En plus de nos trois administratrices, la représentante de la CGL et deux "personnalités qualifiées" du conseil se sont abstenues, un troisième a voté contre le licenciement. Lors du décompte des voix, alors qu'il fallait la majorité des deux tiers pour valider le licenciement, nous avons constaté que cette question ne recueillait pas les 2/3 : au lieu de 16 voix pour, il n'y en a eu que 13, 3 administrateurs étant absents et n'ayant pas donné de pouvoir.


Le président B. Kern a alors annoncé que puisqu’il était désavoué, il démissionnait, immédiatement suivi par Monsieur SAVAT et Madame MALHERBES.


A l'issue de cette séance, nous avons convenu avec Madame GUILBAUD de la CGL d'une déclaration commune à destination des locataires.


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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:05

Le Président de la République a annoncé dimanche soir une diminution des charges patronales pour compenser l’augmentation de la TVA de 1,6 %. Cette TVA fiscale, qui ne dit pas son nom, sera de 21,2 %.

 

Après une TVA de 5,5 % à 7 % sur les produits de première nécessité, la rigueur est de nouveaux appliquée. Une fois de plus, le gouvernement fait peser sur les familles, et plus particulièrement les plus modestes, sa politique d’austérité et de restrictions budgétaires en modifiant le taux de TVA de 19,6 % à 21,2 %. De nouveau, un mauvais coup est porté aux usagers et aux consommateurs.

 

Pour la CNL, les familles ne sont en rien responsables de cette crise qui est le fruit d’une politique ultra-libérale, où la spéculation et la rente en sont les grands gagnants, mais qui va avoir pour conséquences une nouvelle perte de pouvoir d’achat.

 

Elle dénonce ces augmentations qui ne régleront pas la situation économique et sociale et feront, par contre, augmenter la charge logement des familles au travers, notamment, les charges locatives.

 

Dans le même temps, tout est à craindre sur le financement de la politique familiale qui sera désormais financée par la fiscalité, remettant en cause l’universalité de celle-ci, et des risques que cela entraînera lors des choix budgétaires. D’autres choix sont possibles et nécessaires pour redonner du pouvoir d’achat aux familles.

 

La CNL demande d’annulation de ces mesures anti-sociales et appelle les familles, les adhérents, les militants à se mobiliser et à rester vigilants.

 

La CNL demande :

 

■ Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.

■ La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.

■ Un véritable service public de l’Energie.

■ L’arrêt de toutes les saisies, coupures d’eau, de gaz et d’électricité, expulsions. ■ La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.

■ La mise en oeuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 19:42

 

Intervention CA Pantin Habitat 13 décembre 2011

 

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les administrateurs,

 

Le Conseil d'administration doit adopter ce soir le budget de Pantin Habitat pour 2012.

 

Lors de la fixation de l'augmentation des loyers de 1,92 % pour l'année 2012 en octobre dernier, la CNL a voté contre en présentant de manière détaillée ses arguments. Les dernières annonces nous donnent raison. D'une part, l'APL n'est revalorisée qu'à hauteur de 1 %, donc en dessous de l'indice des prix à la consommation fixé à 2,2 %. Le différentiel va donc peser directement sur les ménages modestes.

 

D'autre part, le passage de la TVA de 5,5 % à 7 % et l'augmentation du prix du gaz de 4,4 % à partir de janvier vont avoir une répercussion directe sur les charges des locataires.

 

Au total, les locataires modestes vont voir la part de leur budget consacrée au logement augmenter de manière non négligeable. Nous redoutons que ces charges supplémentaires ne se traduisent très vite par une augmentation des impayés.

 

Lors du conseil de concertation locative, les responsables de Pantin Habitat nous ont présenté leur politique prévisionnelle de travaux de gros entretien, qui vise à entretenir de manière durable le patrimoine. La volonté par exemple de remplacer les convecteurs vieillissants de plusieurs groupes d'immeubles afin de réduire la facture d'énergie des locataires nous paraît une bonne mesure. Nous avons redit lors de ce conseil, l'attention des locataires à la sécurisation des accès et à la résidentialisation. Certains travaux lourds sont programmés comme au 2, rue Hoche, ou avenue du 8 Mai 45 et nous nous en félicitons.

 

Nous pensons, mais ce sera l'objet d'autres échanges, que des travaux d'entretien courant permettraient d'améliorer la situation d'autres groupes d'immeubles.

 

Compte tenu de notre opposition à l'augmentation des loyers, nous nous abstiendrons donc sur ce budget 2012, tout en prenant en compte les aspects positifs du budget et notamment les sommes importantes allouées à l'entretien du patrimoine.

 

Caroline ANDREANI, Clémence RIMLINGER, Monique LEVY, administratrices CNL

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 19:40

 

Conseil d'administration de Pantin Habitat du 13 octobre 2011

 

Monsieur le Président,

Madame la Directrice,

Mesdames et Messieurs les administrateurs,

 

Le Conseil d'administration de Pantin Habitat nous propose de voter une augmentation des loyers en masse de 1,92 % pour l'année 2012.

Pour mémoire, l'année passée, l'Office a augmenté les loyers de 1,48 %, ie au-delà des 1% préconisés par le Préfet.

La note d'accompagnement est claire : il s'agit de se conformer au protocole CGLLS.

Pour notre part, représentants CNL des locataires, nous voterons contre cette augmentation. Même si celle-ci est moins élevée que l'indice des prix à la consommation, cet indice ne reflète en rien la situation des ménages dont le pouvoir d'achat est en régression constante. L'indice des prix à la consommation sert dans le calcul de l'augmentation des loyers, mais ce n'est pas un indice du coût de la vie.

Au cours des derniers mois, l'électricité, le gaz, l'essence, les transports, les produits alimentaires de base, etc. tout a augmenté. Les ménages populaires, qui mobilisent leurs ressources sur les dépenses essentielles, subissent une augmentation du coût de la vie bien supérieure à 2,2 %.

Les salaires et les pensions, notamment les pensions de retraite, stagnent. Pour mémoire, il n'y a pas eu de revalorisation du SMIC au 1er août cette année, ce qui aurait permis d'augmenter le pouvoir d'achat, et la revalorisation des pensions de retraites de 2 % ne compense pas la trop faible revalorisation de 2010.

Dans le rapport annuel de gestion de Pantin Habitat présenté en juin 2011, Madame CHARRA soulignait que les impayés s'élevaient à 1,9 %, soit 1 % au dessus des chiffres moyens des autres offices. Le protocole CGLLS impose de réduire ce taux. Madame CHARRA reconnaissait que dans le contexte économique actuel, il était très peu vraisemblable d'y parvenir. Effectivement, les impayés sont un baromètre de la situation sociale générale. Il existe des mauvais payeurs, mais dans leur grande majorité, les locataires font tout pour payer leur loyer. Quand ils ne le font plus, c'est qu'ils se trouvent dans des situations désespérées. En faisant peser une augmentation de 1,92 % des loyers cette année, augmentation qui peut paraître indolore pour les catégories socio-professionnelles moyennes, on pèse durement sur les catégories sociales en difficulté, les travailleurs pauvres, les retraités, les personnes qui vivent avec les minima sociaux, celles qui ont de petits salaires.

Quant à l'argument selon lequel l'augmentation des loyers permettrait d'accroître la maintenance et donc la satisfaction des locataires, je souhaite faire deux observations.

Premièrement, l'année dernière, le prévisionnel de l'entretien courant était de 1,114 M d'euros et seuls 0,571 M d'euros ont été utilisés. C'est aussi vrai pour le gros entretien où il était prévu une ligne budgétaire de 2,448 M €, et où seulement 1,389 M € ont été employés. Il n'y a donc pas de nécessité absolue à augmenter les loyers si ces lignes de crédit ne sont pas totalement utilisées en cours d'exercice.

Deuxième observation : nous, association de locataires, sommes de plus en plus souvent interpellées sur l'entretien courant qui se dégrade partout. Je ne reviendrai pas sur le débat du CA du 30 juin, mais certains choix de gestion commencent à avoir des effets négatifs sur l'entretien courant et même sur le gros entretien. Au quotidien, dans beaucoup de résidences, les locataires se plaignent d'une dégradation générale. Je doute qu'ils adhèrent à l'argument selon lequel il faudrait en plus augmenter leurs loyers.

En conclusion, nos trois administrateurs CNL voteront contre cette augmentation des loyers pour 2012.

 

Caroline ANDREANI

Clémence RIMLINGER

Monique LEVY 

AdministratriceS CNL

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:21

Nous publions ici un communiqué de la CGT, qui siège dans les organismes du 1% logement. La CGT dénonce la main mise de l'Etat sur cet argent qui devrait être destiné à financer le logement social et que l'Etat détourne pour financer la rénovation urbaine.

 

Les décrets relatifs aux emplois et enveloppes de la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction ont été soumis au vote du Conseil National de l’Habitat du 12 décembre.

La CGT a décidé de voter contre et demande au gouvernement de tenir compte de la démocratie sociale, en suivant l’avis négatif émis.

L’État en rackettant 3, 25 milliards d’euros sur les ressources du 1% logement pour la période 2012-2014, afin de financer les agences nationales pour la rénovation urbaine et de l’habitat (ANRU et ANAH), dont les politiques sont pourtant de sa responsabilité, montre son mépris vis-à-vis des organisations syndicales et patronales qui collectent et gèrent ces fonds.

Ces prélèvements condamnent l’existence de l’Association Foncière Logement en tant qu’outil de mixité sociale au sein des quartiers faisant l’objet de programmes de rénovation urbaine. Sa modélisation en SA HLM se traduira par une vente massive d’un patrimoine à valeur de 5 milliards € qui n’irait plus au financement des régimes de retraites AGIRC ARCC0, comme il l’était prévu à sa création.

Enfermé dans une vision dogmatique et libérale, le gouvernement décrète également la disparition des aides à la mobilité professionnelle sous forme de subvention. Avec la suppression des aides directes, mobili-pass et mobili-jeunes, c’est 40000 bénéficiaires par an dont 40% de jeunes de moins de 30 ans en situation d’embauche qui ne bénéficieront plus de cet accompagnement à la mobilité. Ils viendraient ainsi s’ajouter aux 500 000 personnes en recherche d’emploi qui, ces cinq dernières années, ont du renoncé à un poste en raison de l’accroissement de leurs dépenses logements qui en auraient résulté.

C’est encore, alors que son montant est déjà limité, l’arrêt de l’aide au financement des travaux pour l’adaptation du logement des personnes handicapés …

Cette nouvelle ponction, va limiter de façon drastique les possibilités de logement offertes aux salariés des entreprises privées, dans un contexte de hausse vertigineuse du prix des loyers et de l’immobilier, de manque criant de logements, particulièrement dans les grandes agglomérations. C’est un mauvais coup de plus porté aux salariés qui ont déjà à subir une politique d’austérité, injuste et inefficace, qui s’ajoute à la hausse du taux réduit de TVA de 5,5% à 7% ; au plafonnement à 1% de l’aide personnalisée au logement ou encore à l’augmentation des dépenses de chauffage, résultat de la politique de libéralisation de l’électricité et du gaz.

En détournant les ressources d’Action Logement et en limitant fortement le nombre de salariés qui en bénéficient, en se désengageant de la politique du logement et particulièrement du logement social, en privilégiant par la défiscalisation l’investissement locatif privé et la spéculation , l’État montre malheureusement qu’il n’est plus aujourd’hui le garant du droit au logement pour tous.

Pour répondre aux attentes légitimes des salariés en matière de logement et sortir de la crise, la CGT exige :

• l’abrogation de la loi Boutin et le retour à une véritable gestion paritaire d’Action Logement par les acteurs sociaux pour mettre un terme à au désengagement de l’aide aux salariés ;

• de doter le « 1% logement » de moyens accrus en élargissement la collecte à toutes les entreprises non assujetties, par la mise en place d’un dispositif spécifique pour la Fonction Publique et en rétablissant en ressources le taux réel de 1% de la masse salariale afin de démultiplier l’effort commun de construction ;

• le retour à la contractualisation des actions au lieu de la tutelle de l’État pour contribuer de façon responsable et solidaire aux politiques de rénovation urbaine et de résorption de l’habitat vétuste et insalubre.

La CGT interviendra, en recherchant l’unité la plus large possible, pour que la question du logement, préoccupation majeure des français et des salariés, soit un enjeu pris en compte dans la campagne électorale qui s’est ouverte.

Montreuil, le 12 décembre 2011

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 10:31

Le 9 décembre 2012

 

Hier, il a été révélé que les prix du gaz pourraient encore augmenter d’environ 4 à 5% le 1er janvier prochain. Cette hausse interviendrait après le gel des tarifs du gaz décrété en octobre. Pour la CNL, c’est un véritable scandale car encore plus de ménages modestes vont basculer dans la précarité énergétique. La CNL exige que l’Etat redevienne garant de ce droit essentiel qu’est l’accès de tous à l’Energie.

 

Après avoir fait un geste en faveur des consommateurs en octobre dernier en imposant un gel des tarifs du gaz, le gouvernement s’apprête donc à faire marche arrière sur décision du Conseil d’Etat. Ce dernier, fin novembre, a, en effet, suspendu ce gel car la loi autorise GDF Suez à répercuter ses coûts d’approvisionnement sur les factures de ses abonnées. Comme d’habitude, l’entreprise a demandé une hausse de 10% des tarifs pour les particuliers pour obtenir ce qu’elle souhaitait vraiment, 4 à 5%.

 

Cette nouvelle hausse des prix du gaz est intolérable car non seulement elle va peser encore un peu plus sur le pouvoir d’achat des familles, sur leur capacité à pouvoir se chauffer cet hiver et va alimenter le flot de ceux qui, faute de ne plus pouvoir payer, se retrouvent privés d’énergie, avec des drames humains à la clé.

 

Pour la CNL, cette augmentation montre également à quel point le bilan de la privatisation du secteur de l’énergie et l’ouverture à la concurrence est catastrophique car elles n’ont fait que renforcer les inégalités d’accès à l’énergie, un bien de première nécessité. C’est à nouveau une promesse non tenue de l’Etat qui renonce ainsi à ses prérogatives sur les tarifs du gaz et qui permet aux actionnaires de GDF Suez de s’enrichir toujours plus, au détriment des intérêts des citoyens et des consommateurs.

 

Face à l’explosion de la précarité énergétique, la seule solution pour la CNL est de revenir à un service public de l’énergie avec un Etat garant de la stabilité tarifaire.

 

La CNL demande :

Un véritable service public de l’Energie.

Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.

La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.

La construction annuelle de 180 000 logements locatifs véritablement sociaux.

L’arrêt de toutes les saisies, expulsions, coupures d’eau, de gaz et d’électricité.

La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.

La mise en oeuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat.

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