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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 09:47

Un projet sans concertation

En octobre 2016, lors d’une réunion de quartier, le maire socialiste de Pantin, Bertrand Kern, annonce un projet de rénovation urbaine sur l’îlot 27. L’îlot 27 est un ensemble d’immeubles de bureaux et d’habitations, comprenant du logement social et des copropriétés, sur une immense dalle, situé dans un quartier commerçant à 5 minutes à pied de la porte de Pantin, du métro, du tramway, et à 10 minutes de la mairie de Pantin.

L’ensemble connaît des problèmes techniques inhérents à toute architecture de dalle, et des problèmes de tranquillité publique, ni plus ni moins qu’ailleurs.

Le projet prévoit la démolition d’un immeuble, 21, rue Auger, et son remplacement par un espace vert et des équipements publics. À en croire le dépliant municipal distribué dans les boîtes aux lettres, l’objectif est de « désenclaver » le quartier et de régler les problèmes de sécurité. Le dépliant fait office de « consultation »(1) : les habitants doivent se prononcer sur… le nom du futur espace vert et des équipements publics. La démolition du 21, rue Auger est donc un fait acquis.

Pour les locataires de l’immeuble, l’annonce et la manière employée font l'effet d'un tsunami car personne n’a entendu parler d’un projet de rénovation urbaine avant cette réunion publique(2). Est-on quantité négligeable quand on est locataire du parc social ? Au cours des premières réunions, qui se tiennent dans le hall du 21, rue Auger, les locataires expriment leur incompréhension, leur désarroi, leur colère, et pour certains un profond désespoir à l’idée de devoir quitter un immeuble bien situé, correctement entretenu, à des loyers abordables. Cet immeuble construit en 1982, appartient au bailleur social de la ville, Pantin Habitat. Malgré les déclarations rassurantes de la mairie, personne n’est dupe. Les locataires savent que les promesses – échanges aux mêmes conditions financières, décohabitation et relogements – sont faites pour obtenir leur consentement.

En face du 21, rue Auger se trouvent les Ateliers Hermès. Depuis une quinzaine d’années, cette société de luxe cotée en Bourse, est installée rue Auger. Elle a racheté tout le foncier disponible autour, imposant au quartier plusieurs années de travaux avec tous les désagréments que l’on imagine pour construire des bureaux de standing. Dans ce quartier encore populaire, Hermès est une citadelle, avec un vigile constamment présent et des systèmes de sécurité qui en interdisent l’accès. Sans compter la privatisation de la rue Auger lors des ventes privées, car ses clients ne se mélangent pas avec la plèbe.

Pour les habitants du 21, rue Auger, la chose est entendue : la municipalité veut se débarrasser de leur immeuble pour complaire à la société de luxe. Au sentiment d’exclusion économique et sociale, s’ajoute la perspective de la relégation territoriale.

 

Le choix de se battre

Autre sentiment qui s’exprime, l’acceptation malgré l’injustice flagrante : si le Maire annonce la démolition de l’immeuble, il n’y a plus rien à faire. Étrange mélange de colère, de peur de l’avenir, de sentiment d’injustice, et de conviction que tout est perdu parce que les puissants en ont décidé ainsi. Mais la fabrique du consentement a parfois des ratés. Des locataires du 21, rue Auger décident de se battre pour que leur immeuble ne soit pas rayé de la carte et s’organisent au sein d’une amicale CNL(3).

Certains locataires suggèrent de porter l’affaire devant un tribunal pour contester le projet sur le fonds et sur la forme. Mais c'est une démarche hasardeuse : ceux qui essayent sont généralement déboutés. Car l’argumentation de la municipalité est parfaitement défendable : le développement de la ville passe avant le sort d’une soixantaine de familles, qui seront de toute manière relogées.

Que ces familles vivent dans le quartier depuis des années, qu’elles contribuent par leurs impôts au fonctionnement de la commune, qu’elles s’investissent dans la vie associative et/ou politique locale… cela ne pèse rien face à la volonté de reconfigurer le quartier pour accueillir les nouveaux venus parisiens. La gentrification est en marche, et les pauvres doivent laisser la place.

Devant le mécontentement et l’organisation d’une délégation de locataires en mairie, la municipalité organise en décembre 2016 une réunion de « concertation » avec les habitants du 21. Là, le Maire, entouré d’élus et des services, présente le projet, et sort un as de sa manche : un deuxième projet sans la destruction de l'immeuble. Ce second projet, défini par défaut, n’a pas sa préférence. Mais il s’engage publiquement, si les habitants ne sont pas convaincus, à organiser un vote pour départager les deux projets.

 

Interroger le protocole de préfiguration

En 2014, Pantin comptait plus de 4 000 demandeurs de logements. Chaque année, Pantin Habitat, office public de HLM de la commune, principal bailleur social de ville, attribue en moyenne 250 à 300 logements (263 en 2016). L’office n'a pas construit un logement depuis 10 ans. Selon le projet d'entreprise, les prévisions de construction pour la période 2016-2021 sont de 50 logements par an. Mais dans la réalité, Pantin Habitat envisage la construction d’une centaine de logements pour les cinq prochaines années. Comment justifier alors la démolition de 63 logements sociaux dans une ville où la question du logement est aussi tendue ?

En analysant le protocole de préfiguration de renouvellement urbain rendu public par Est Ensemble en décembre 2016, on constate que les arguments avancés ne tiennent pas.

Le périmètre du quartier prioritaire de la ville sur lequel porte le projet de rénovation urbaine est curieusement dessiné, comprenant deux quartiers séparés physiquement par une nationale à 4 voies. Il englobe un quartier du Pré Saint-Gervais qui connaît une situation de très grande pauvreté, avec des immeubles dégradés qui entrent dans le champ d’un plan de résorption de l’habitat insalubre, et l’îlot 27 qui ne présente aucune de ces caractéristiques. Si le périmètre avait été réduit au seul l’îlot 27, la ville de Pantin n’aurait pas pu prétendre au classement en QPV.

Le protocole comprend des contre-vérités manifestes tel que l’enclavement du quartier, et des approximations. Il laisse sous-entendre qu’une des copropriétés est dégradée, ce qui est notoirement faux. Il prétend que la dalle présente de graves problèmes de sécurité qui nécessitent des travaux de rénovation lourds, tout en préconisant une étude préalable pour déterminer le degré exact de dégradation.

Autre argument spécieux, la dé-densification du quartier. Il est tout de même curieux de prétendre dé-densifier un quartier quand tout autour, chaque parcelle de terrain est rachetée par des promoteurs qui densifient à l’envi grâce aux permis de construire accordés par la municipalité. De là à comprendre qu’il faut dé-densifier spécifiquement les pauvres…

Les locataires prennent le taureau par les cornes. Première étape, un courrier détaillé au maire et à Est Ensemble où le projet de rénovation urbaine est interrogé point par point. Ils entreprennent un travail phénoménal en faisant signer plus de 600 pétitions dans le quartier. Cela représente des dizaines de soirées de porte à porte, et un travail de conviction de terrain qui va servir au moment du scrutin. Tous les habitants du 21, rue Auger sont tenus au courant de chaque courrier et de chaque démarche.

La CNL interpelle les services de l’État, le préfet, la DRIHL, l’ANRU en contestant les conclusions du protocole. Aucun ne répond officiellement, mais les services du préfet suivent le dossier de près, en envoyant notamment un représentant lors de l’organisation du scrutin.

Ni la municipalité ni Est Ensemble n’ont respecté les procédures prévues par la loi dans le cadre d'un projet de rénovation urbaine. Il aurait fallu, outre la concertation bâclée, la mise en place d’un Conseil des citoyens et d’une Maison du projet. Le Conseil des citoyens a été constitué en toute discrétion plusieurs mois avant l’annonce de la démolition du 21, rue Auger. La municipalité a fait le choix d'un seul conseil pour trois quartiers dont les problématiques sont totalement différentes, les Courtillières, les Quatre-Chemins et l’îlot 27. Quant à la présence obligatoire des associations au Conseil, la municipalité s’est bien gardée d’y convier les associations de locataires implantées sur le territoire qui possèdent une expertise sur les questions du logement. C’est donc un Conseil des citoyens peu représentatif, en partie déserté, qui s’est retrouvé en première ligne pour expliquer aux habitants peu convaincus les bienfaits du projet de rénovation urbaine. La Maison du Projet, où les habitants du quartier devaient pouvoir s’informer, n’a pas été créée.

 

 

Des mois de lutte

Début mai 2017, après une deuxième réunion où les habitants du 21, rue Auger ont participé à des « ateliers » sur le projet, la municipalité organise une réunion d’information où tous les habitants sont invités à participer à un jeu de rôles façon « world cafe » (selon les termes du journal municipal). Considérant que l’on ne prend pas leur avenir au sérieux, aucun habitant du 21, rue Auger ou presque ne s’est déplacé.

Début mai, la municipalité doit se rendre à l’évidence : ni les ateliers ni les jeux de rôles n’ont permis d’obtenir un consensus sur le projet.

Le Maire a pris un engagement. Il est obligé de le tenir, comme la CNL le lui rappelle dans un courrier dont elle adresse copie à la DRIHL, l’ANRU, le préfet et Est Ensemble. Dans ce courrier, elle demande que les associations représentatives des locataires de la ville (CNL et CLCV) participent à l’organisation du vote pour définir son périmètre, la question posée aux habitants, la présentation des projets… Le Maire, dans un courrier daté de début juillet, donne son accord : le maire-adjoint chargé de la vie associative et de la démocratie de proximité sollicitera les associations de locataires. Mais en septembre, le journal municipal publie une double page qui présente les projets et annonce le vote, dont les modalités sont bouclées.

 

La dernière manche

Pour les habitants du 21, rue Auger, la dernière manche se joue. Les interrogations sont nombreuses : les habitants iront-ils voter et comment ? Le scrutin va-t-il être honnête ? La municipalité respectera-t-elle le vote si elle perd ?

Le travail de conviction a été fait en amont avec les pétitions. Reste à convaincre les habitants d’aller voter. Le corps électoral comprend 1 400 personnes selon la commission électorale réunie en présence d’un représentant du préfet.

Première étape : communiquer. La municipalité a des moyens énormes, les locataires n’ont que leurs forces militantes. Il faut donc être efficace. Un tract très court, qui met en lumière les enjeux du projet, est écrit et imprimé. Le Maire, mauvais joueur, le qualifiera en conseil municipal de « torchon de la CNL ».

Durant les quatre semaines qui précèdent le scrutin, les locataires du 21 parcourent la dalle, tracts à la main. Les réactions sont très positives. Les habitants des immeubles voisins se sentent concernés : ils ont peur d’être les prochains visés par une démolition.

Le jour J, le 7 octobre 2017, les militants de la CNL arrivent à l’ouverture du bureau de vote pour surveiller les opérations. Le dépouillement donne le projet sans démolition vainqueur à 10 voix près(4). La participation, 16 %, n’est pas énorme, mais le maire s’est engagé à respecter le vote, ce qu'il confirmera dans un courrier adressé aux habitants.

Pour les locataires du 21, rue Auger, c’est un immense soulagement, d’autant que la victoire n’a pas été facile. Le jeudi suivant, une fête est organisée dans le hall de l’immeuble. Les locataires ont échappé à la démolition grâce à leur mobilisation. Dans une période où les défaites sont plus nombreuses que les victoires, celle-ci est emblématique. Elle démontre que l’on peut faire reculer des projets iniques et des institutions qui ont de plus en plus tendance à bafouer les droits des citoyens. À condition de se battre !

 

 

Caroline ANDREANI

Administratrice CNL à Pantin Habitat

 

(1) Longtemps consultable sur le site de la ville de Pantin, ce document a aujourd’hui disparu du site.

(2) À l’exception d’une copropriété de l’îlot 27, informée dès septembre 2016, alors que le projet n’avait pas été présenté au Conseil d’administration du propriétaire de l’immeuble, Pantin Habitat.

(3) La Confédération nationale du logement.

(4) 231 exprimés sur 1 419 inscrits, 109 voix pour le « projet A » avec démolition du 21, rue Auger, 119 voix pour le « projet B », sans la démolition, 3 votes blancs et nuls.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 15:21

Pantin, le 18 avril 2017

 

objet : rénovation urbaine de l'îlot 27

 

Monsieur le Maire,

 

 

Nous avons eu la surprise d'apprendre qu'il existait un conseil citoyen à Pantin, regroupant trois quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), les Courtillières, les Quatre-Chemins et l'îlot 27. La loi préconise la création d'un comité citoyen par QPV, mais la constitution d'un conseil citoyen regroupant plusieurs QPV sur une même ville est possible. C'est un peu curieux pour des quartiers aussi éloignés géographiquement, avec des problématiques qui ne se recoupent en aucune manière. Ce n'est a fortiori pas un gage de cohérence ni d'efficacité, surtout quand la création de cet organe s'est faite en catimini, sans prévenir ni les habitants ni les associations représentatives des locataires. Nous n'en connaissons pas les membres mais nous savons toutefois qu'aucun locataire du 21, rue Auger n'a été « tiré au sort » pour en faire partie.

 

Puisque ce conseil citoyen existe et qu'il se réunit nous dit-on, nous souhaiterions en connaître les membres ainsi que les associations qui en font partie.

 

Cela ne remet pas en cause notre demande initiale, à savoir la création d'un conseil citoyen pour le QPV Sept-Arpents-Stalingrad, ainsi qu'une maison du projet afin que les habitants du quartier puissent prendre connaissance des projets de rénovation urbaine.

 

Quant à l'atelier urbain du 3 mai prochain ouvert à tous les habitants de Pantin, sous forme d'atelier participatif « world cafe » avec jeu de rôle (au passage, il serait intéressant de savoir ce qu'est un atelier « world cafe »), il reste en travers de la gorge de beaucoup de locataires qui n'apprécient pas que l'on traite de leur avenir avec une telle légèreté.

 

Vous avez pris publiquement l'engagement, si le projet de rénovation avec démolition de l'îlot 27 n'était pas accepté, d'organiser une consultation publique des habitants du quartier. Lors de l'atelier urbain du 31 mars réunissant en mairie les locataires du 21, rue Auger, aucun des trois groupes n'a souscrit à la démolition de l'immeuble.

 

Nous sommes donc à votre disposition pour vous rencontrer et travailler avec vos services afin de définir le périmètre de cette consultation, son organisation et les termes dans lesquels elle sera posée. En effet, jusqu'à présent la co-élaboration a été totalement négligée. Il est donc temps de travailler avec les habitants du quartier qui sont concernés au premier chef.

 

Nous organisons à cet effet une réunion d'habitants le 26 avril prochain. Nous serions heureux de vous y accueillir.

 

Dans l'attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de nos sentiments distingués.

 

 

 

 

 

Caroline ANDREANI

Administratrice CNL de Pantin Habitat

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 07:06

La CNL interpelle le Préfet afin que les maires de Pantin et du Pré Saint-Gervais respectent la loi et créent un conseil citoyen.

 

Monsieur le Préfet,

 

 

Est Ensemble a publié en novembre 2016 un protocole de préfiguration NPNRU dans lequel sont détaillés plusieurs projets de rénovation urbaine, dont celui qui concerne le quartier des Sept-Arpents-Stalingrad, à cheval sur Pantin et Le Pré Saint-Gervais (PRIR-QP093023).

 

Contrairement à ce que prévoit la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion sociale qui prescrit la mise en place d'un conseil citoyen dans chaque quartier prioritaire de la politique de la ville, et à la circulaire du 2 février 2017, aucun conseil citoyen n'a été créé dans la phase qui précédait l'adoption du protocole début 2016.

 

Nous vous interpellons donc pour que, conformément à la loi, un conseil citoyen soit créé dans le quartier Sept-Arpents-Stalingrad. En effet, les habitants du quartier sont opposés au projet de démolition de l'immeuble situé 21, rue Auger, dans l'îlot 27. Il s'agit d'un immeuble de 63 logements sociaux appartenant au bailleur Pantin Habitat, livré en 1980, qui ne présente aucune caractéristique de vétusté ou de dégradation.

 

Les habitants du quartier contestent la plupart des arguments développés dans le protocole de préfiguration – sécurité, enclavement, déqualification des commerces, absence de mixité sociale, etc. Si les maires de Pantin et du Pré Saint-Gervais avaient respecté la loi en créant un conseil citoyen, nous aurions pu développer ces arguments et peser sur les orientations développées dans le protocole.

 

Nous souhaitons être partie prenante de la création du conseil citoyen afin que sa composition respecte les dispositions de la loi, notamment une représentation de 50 % de citoyens et de 50 % d'associations. Nous serons vigilants à ce que l'amicale CNL du 21, rue Auger et la section CNL de Pantin soient représentées. Pour mémoire, la CNL est la première organisation en terme de représentativité des locataires chez le bailleur Pantin Habitat.

 

Nous voulons, comme le prévoit expressément la circulaire du 2 février 2017, que les représentants du conseil citoyen siègent dans les instances du contrat de ville – comités techniques, comités de pilotage et comités de financeurs.

 

Enfin, nous vous adressons le courrier que nous envoyons à l'ANRU et aux membres du comité technique de la direction de l'habitat et du renouvellement urbain. A défaut d'avoir pu participer à la co-élaboration dans le cadre d'un conseil citoyen, nous entendons informer les différents participants des réserves que nous avons.

 

Nous restons à votre disposition et vous prions d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de notre haute considération.

 

Caroline ANDREANI, administratrice CNL à Pantin Habitat

Marc RUER, Président de la Fédération CNL de Seine-Saint-Denis

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 18:00

Monsieur le Maire,

Suite à la réunion d'information tenue le 26 janvier dernier au salon d'honneur de l'hôtel de ville, nous avons le plaisir de vous informer de la création d'une amicale CNL au 21, rue Auger.

Dans le cadre du projet de rénovation urbaine du quartier des Sept Arpents-Stalingrad, l'amicale CNL entend être un interlocuteur incontournable. Comme vous le savez, la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, dans son titre II intitulé « Nouveau programme de renouvellement urbain », a prévu des dispositions afin d'améliorer la concertation avec les habitants et les locataires dans la cadre du NPNRU.

À ce jour, nous attendons donc que ces dispositions soient mises en place puisque les études pré-opérationnelles et les études programmées sur l'îlot 27 doivent débuter incessamment. Nous attendons notamment la création de conseils citoyens et d'une maison des projets, structures dans lesquelles nous voulons, en tant qu'association représentative des locataires, prendre toute notre place.

Nous avons d'ores et déjà plusieurs interrogations sur la pertinence de la démarche décrite dans le « protocole de préfiguration NPNRU Est ensemble » (novembre 2016), où la copropriété du Tri Solaire est qualifiée de dégradée, ce qui à notre connaissance est faux. En effet, la copropriété du Tri Solaire ne présente aucune des caractéristiques d'une copropriété dégradée, et nous doutons donc que les fonds dégagés dans le cadre du NPNRU puissent être affectés à la rénovation de la dalle. En effet, si celle-ci atteint un tel degré de dégradation qu'elle présente un danger, la mairie peut peut prendre un arrêté de péril ordinaire qui force les copropriétaires, tous solvables, à payer leur quote-part des travaux.

Nous attendons donc avec impatience les résultats des études pré-opérationnelles concernant le Tri Solaire, l'étude technique pré-opérationelle de la dalle, ainsi que l'étude technique et les diagnostics préalables à la démolition du 21, rue Auger.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l'expression de nos salutations distinguées.

Raymond MOURLON, Président de la section CNL de Pantin

Caroline ANDREANI, administratrice CNL au CA de Pantin Habitat

Copies :

  • M. le Président d'Est Ensemble, président du comité de pilotage du contrat de ville

  • Direction Régionale et Interdépartementale de l'Hébergement et du Logement de Seine-Saint-Denis

  • Madame la Présidente de Pantin Habitat

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 10:10

En octobre, les locataires de l'Ilot 27 (rue Auger, quartier Hoche), ont été conviés à une réunion pour discuter de l'avenir de leur quartier. Quatre jours plus tard, ils recevaient dans leurs boites aux lettres un document de préfiguration du quartier. Surprise : le 21, rue Auger, une cage d'escaliers de 63 logements, avait disparu ! A aucun moment dans la réunion avec le maire, il n'a été question de la démolition de cet immeuble.

Puis, les locataires ont reçu, toujours dans les boites aux lettres, un appel à concertation où ils doivent donner leur avis sur des questions aussi essentielles que le nom de la dalle qui verra le jour une fois leur immeuble détruit...

Interpellé, le premier adjoint au maire explique sans rire qu'il faut faire vite pour pouvoir déposer un dossier ANRU avant la fin de l'année !

Et bien entendu, le conseil d'administration de Pantin Habitat – car le 21, rue Auger appartient à l'office – n'a pas été informé, aucune concertation n'a été organisée avec les associations de locataires.

C'est sans doute cela la concertation à Pantin : prendre les locataires pour la dernière roue du carrosse.

La CNL et la CLCV ont interpellé l'office et le maire. A ce jour, nous n'avons toujours pas de réponse...

Pantin, le 23 novembre 2013

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 08:18

Plusieurs locataires nous ont interpellés sur les régularisations d'eau de 2010 qui viennent d'être éditées par Pantin Habitat.

 

Certaines régularisations sont ahurissantes.

 

Pour mémoire, et à condition entendu que vous n'ayez pas de fuite d'eau dans votre appartement, une personne seule consomme en moyenne 40 m3 d'eau par an, dont un tiers d'eau chaude soit 13 m3 environ. 

 

Si votre consommation excède cela dans des proportions importantes, n'hésitez pas :

  • À informer la CNL de la situation, soit auprès de votre amicale, soit par mail à l'adresse suivante : cnl.pantin@yahoo.fr

En effet, nous entamerons une action collective car nous sommes déjà informés de situations manifestement anormales.

  • À informer Pantin Habitat que vous contestez votre relevé et que vous demandez que vos index soient vérifiés.

  • À demander un échelonnement de paiement sur plusieurs mois à la Trésorerie municipale.

 

http://cnl.pantin.over-blog.com/

cnl.pantin@yahoo.fr

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 15:19

Suite à la nomination d'un nouveau directeur à la tête de Pantin Habitat, la section CNL de Pantin a écrit en juillet pour demander un rendez-vous afin de présenter la CNL et les difficultés qui existent sur le patrimoine de Pantin Habitat.

 

Nous avons relancé notre demande et nous rencontrerons Monsieur BOUDELLE le 29 novembre prochain.

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 15:53

 

Le 2 octobre se tenait le conseil d'administration de Pantin Habitat.

Le président B. KERN a proposé une augmentation de 1,97 % pour 2013, après les 1,92 % d'augmentation votés en 2012. Comme l'année dernière, il s'agit de se conformer au protocole CGLLS.

 

Nous espérons qu'avec un changement de gouvernement, l'Etat va changer de politique en matière de logement, notamment de logement social. Plusieurs mesures annoncées sont positives :

  • l'encadrement des loyers à la re-location,

  • la mise à disposition de terrains de l'Etat pour la construction de logements sociaux,

  • les 25 % de logements sociaux dans les villes de + de 3 500 habitants dans les bassins de peuplement de + de 50 000 habitants et l'augmentation des amendes pour les villes qui ne s'y conforment pas

  • l’augmentation de de 20 % des financements consacrés au logement et à l'égalité des territoires

  • l'aide à la pierre passant de 450 à 500 millions d'euros.

Mais les besoins sont tellement importants et la conjoncture est telle que ces premières mesures ne suffiront pas à elles seules à renverser la situation et à répondre à l'immensité des besoins.

 

Pour notre part, représentants CNL des locataires, nous avons voté contre l'augmentation des loyers : le taux d'effort des ménages ne cesse d'augmenter et les foyers modestes et moyens ont de plus en plus de mal à faire face aux dépenses contraintes et aux dépenses obligatoires.

 

Le gouvernement Ayrault a décidé d’indexer les aides personnalisées au logement sur l'indice de référence des loyers, alors qu'en 2011, le gouvernement de droite avait décidé de geler la revalorisation des APL, faisant peser sur les plus pauvres une part des augmentations de loyers. Pour les foyers très modestes, l'augmentation de loyer sera donc en partie compensée par les APL. Mais l'augmentation des charges, elle, ne sera pas compensée. Cet été, le gouvernement a accepté une augmentation de 2 % du gaz, en plus de l'augmentation de 2 % en avril. Les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz sont accordés au compte goutte, et ils ne bénéficient pas à tous les foyers dans le besoin. Quant aux foyers avec des revenus intermédiaires, la hausse ne sera pas compensée puisque les salaires et les pensions ne sont pas revalorisés dans les mêmes proportions.

 

En conclusion, nos trois administrateurs CNL ont voté contre cette augmentation des loyers pour 2013. La représentante de la CGL, elle, a voté l'augmentation.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:04

Jeudi 2 février, le conseil d'administration de Pantin Habitat était convoqué afin de se prononcer sur le licenciement de Madame CHARRA, directrice de Pantin Habitat depuis quatre ans. Le président de l'office, Monsieur KERN, avait adressé aux administrateurs un courrier expliquant pourquoi il souhaitait se séparer de la directrice.

Ce courrier étant presque entièrement à charge, nos administratrices se sont abstenues. Tout en étant conscients de l'animosité du personnel de l'office à l'encontre de la directrice, nous considérons que le rôle des représentants des locataires n'est pas de licencier un directeur.

Nous avons prononcé l'intervention suivante :

Mesdames et Messieurs les membres du conseil,

Nous avons lu attentivement le courrier du président qui motive la décision de licenciement de Madame CHARRA. Nous ne pensons pas que Madame CHARRA soit, à elle seule, responsable de tous les dysfonctionnements de l'Office.

Madame CHARRA a mis en œuvre la politique décidée par le président. Sans anticiper sur la mise en place d'un nouveau directeur ou d'une nouvelle directrice, si les directives qui lui sont données et les moyens à sa disposition ne changent pas, les effets seront les mêmes.

Nous sommes convaincus qu'il faut apporter des changements profonds dans la gestion locative et dans l'entretien du patrimoine. Il faut également des changements dans les relations entre la direction de l'Office et les locataires. Mais les problèmes pointés dans le courrier existaient certainement avant Madame CHARRA, et nous ne pensons pas qu'ils se résoudront simplement avec son départ.

La CNL ne souhaite pas prendre partie dans une décision qui incombe à la direction de l'Office. En conséquence, les administratrices CNL s'abstiendront sur la question posée.

 

En plus de nos trois administratrices, la représentante de la CGL et deux "personnalités qualifiées" du conseil se sont abstenues, un troisième a voté contre le licenciement. Lors du décompte des voix, alors qu'il fallait la majorité des deux tiers pour valider le licenciement, cette question n'a pas obtenu les votes nécessaires. Le président B. KERN a alors annoncé qu’il démissionnait.

Le 7 février, un nouveau conseil était convoqué avec à l'ordre du jour la désignation d'un nouveau président. Monsieur KERN, qui se représentait, a expliqué les nouvelles orientations qu'il souhaitait donner à son mandat : rétablissement d'un dialogue social apaisé avec les salariés, amélioration de la gestion de proximité, mise en place d'instruments de communication réguliers en direction des locataires.

Notre soucis principal en tant que représentants des locataires est de défendre les intérêts des locataires. Lors de notre intervention au conseil d'administration, nous nous sommes félicités que la direction de Pantin Habitat prenne enfin la mesure des dysfonctionnements et qu'elle cherche à y remédier. Nous avons, sur cette base, voté pour Monsieur KERN, tout en réaffirmant que nous serons vigilants à ce que les engagements pris soient effectivement respectés.

Le 8 février 2012

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 14:51

Jeudi 2 février, le conseil d'administration de Pantin Habitat était convoqué afin de voter de licenciement de Madame CHARRA, directrice de Pantin Habitat depuis quatre ans. Le président du conseil avait adressé un courrier expliquant pourquoi il souhaitait se séparer de Madame CHARRA.


Ce courrier étant presque entièrement à charge, notre administratrice s'est abstenue au bureau de Pantin Habitat la semaine précédent le conseil, en expliquant que le rôle des représentants des locataires n'était pas de licencier un directeur. Tout en étant conscients de l'animosité à l'encontre de Madame CHARRA de la part du personnel de l'office, nous avons maintenu cette position le jour du conseil d'administration. Une de nos administratrices a prononcé l'intervention suivante :

Mesdames et Messieurs les membres du conseil,

Nous avons lu attentivement le courrier du président qui motive la décision de licenciement de Madame CHARRA. Nous ne pensons pas que Madame CHARRA soit, à elle seule, responsable de tous les dysfonctionnements de l'Office.

Madame CHARRA a mis en œuvre la politique décidée par le président. Sans anticiper sur la mise en place d'un nouveau directeur ou d'une nouvelle directrice, si les directives qui lui sont données et les moyens à sa disposition ne changent pas, les  effets seront les mêmes.

Nous sommes convaincus qu'il faut apporter des changements profonds dans la gestion locative et dans l'entretien du patrimoine. Il faut également des changements dans les relations entre la direction de l'Office et les locataires. Mais les problèmes pointés dans le courrier existaient certainement avant Madame CHARRA, et nous ne pensons pas qu'ils se résoudront simplement avec son départ.

La CNL ne souhaite pas prendre partie dans une décision qui incombe à la direction de l'Office. En conséquence, les administratrices CNL s'abstiendront sur la question posée.


En plus de nos trois administratrices, la représentante de la CGL et deux "personnalités qualifiées" du conseil se sont abstenues, un troisième a voté contre le licenciement. Lors du décompte des voix, alors qu'il fallait la majorité des deux tiers pour valider le licenciement, nous avons constaté que cette question ne recueillait pas les 2/3 : au lieu de 16 voix pour, il n'y en a eu que 13, 3 administrateurs étant absents et n'ayant pas donné de pouvoir.


Le président B. Kern a alors annoncé que puisqu’il était désavoué, il démissionnait, immédiatement suivi par Monsieur SAVAT et Madame MALHERBES.


A l'issue de cette séance, nous avons convenu avec Madame GUILBAUD de la CGL d'une déclaration commune à destination des locataires.


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